samedi, 01 mars 2008
Exceptionnel ! Rare ! Extraordinaire ! (la preuve par l'image : bis)

Merci à LP pour les photographies.
10:03 Publié dans Chartres, Vitrail | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 26 février 2008
Exceptionnel ! Rare ! Extraordinaire ! (la preuve par l'image)
Quelques images pour vous faire regretter :


L'oeil était dans le heaume et regardait...
19:56 Publié dans Chartres, Vitrail | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
lundi, 25 février 2008
Exceptionnel ! Rare ! Extraordinaire !

Cette rose du XIIIe siècle, représentant le roi Louis VIII de France en chevalier, sera replacée dès vendredi à son emplacement originel, à trente mètres de hauteur. Il s'agit donc d'une occasion exceptionnelle à ne pas manquer, d'autant plus que l'oeuvre est splendide (et en couleurs, naturellement).
20:28 Publié dans Chartres, Vitrail | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 06 septembre 2007
I have a dream
Dans un contexte théologique, la Bible et la vie des Saints fourmillent de rêves, permettant la médiation de l’homme et de Dieu (ou du Diable), sous une forme peut-être plus acceptable pour le quidam que de véritables apparitions.
C’est ainsi que les vitraux de la cathédrale de Chartres nous montrent de nombreux dormeurs (notons cependant immédiatement que les concepteurs du programme de la vitrerie chartraine n’ont guère versé dans la rêverie légendaire et fantastique, se concentrant sur leurs objectifs théologiques et politiques).
A tout seigneur, tout honneur, Charlemagne est enjoint, dans un songe, par Saint Jacques de délivrer son tombeau à Compostelle.

Dans la même verrière, Charlemagne de songeur devient songé, puisqu’il apparaît à l’empereur byzantin Constantin, lui annonçant son aide contre les sarrasins.

Des bons rois (selon l’Eglise), passons aux mauvais rois dans le vitrail de Saint Etienne. Le mauvais roi songe en effet au Diable.

Du vitrail et des rois à la sculpture et aux mages, ou aux rois mages, avertis en songe, au portail Nord, de ne pas retourner vers Hérode.

S’il est un homme aux songes dans la Bible, c’est bien Joseph, le fils de Jacob. Dans le vitrail qui lui est consacré (en tant que préfigurateur de Jésus), le songe aux étoiles est figuré (11 étoiles, la lune et le soleil).

Mais c’est surtout comme interprète des rêves d’autrui qu’il est représenté, tout d’abord ceux des serviteurs de Pharaon…

...puis celui de Pharaon lui-même.

Bien entendu des saints locaux sont aussi honorés. Tout d’abord Saint Savinien, légendaire évêque de Sens, auquel apparaissent en songe Saint Pierre et Saint Paul.

Et puis évidemment le célèbre Saint Martin de Tours, auquel apparaît le Christ.

Mais il est un autre dormeur, dans les images de Chartres. C’est Jessé, du flanc duquel sort l’arbre portant les rois de Juda et, au sommet, le Christ.

Il s’agit là bien sûr du célèbre arbre de Jessé illustrant à la fois la prophétie d’Isaïe (Un rameau sortira de la souche de Jessé, / un rejeton jaillira de ses racines. / Sur lui reposera l'esprit du Seigneur ) et la généalogie du Christ de l’évangile selon Saint Matthieu.

Mais alors, le Christ, et le christianisme par conséquent, ne serait donc qu’un songe de Jessé ?
16:20 Publié dans Chartres, Vitrail | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
samedi, 01 septembre 2007
Modeste est mère de l'Eglise
La juxtaposition de Modeste, sainte locale et légendaire sculptée au portail Nord de la cathédrale de Chartres au début du XIIIème siècle, et de l’Eglise, installée postérieurement au portail du transept sud de la cathédrale de Strasbourg, est pourtant particulièrement éclairante et guère contestable.

11:51 Publié dans Architecture, Chartres, Strasbourg | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 20 juin 2007
Vue/Vie future

14:02 Publié dans Chartres, Trop intime | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
vendredi, 15 juin 2007
Les clefs de Chartres

A gauche Saint Pierre au portail Nord - A droite Saint Pierre au portail Sud
19:59 Publié dans Chartres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 06 juin 2007
Le roi et le pigeon (fabliau)

Le roi à la chasse avait lancé un faucon
Mais sur son bras revint un pigeon.
Aussi, à défaut de vanneau, de perdreau ou de pluvier,
Avec ce pigeon il fit un chartrain pâté.
19:57 Publié dans Chartres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mardi, 08 mai 2007
La valeur du travail
En ce jour de l’octave de la fête du Travail, et celui-ci ayant été au cœur du discours des deux candidats présents au second tour de l’élection présidentielle, il m’est venu à l’esprit que le labeur, tant intellectuel que manuel, des hommes et des femmes était largement présent, en particulier sur les voussures des trois porches.
La voussure intérieure du porche gauche associe la vie contemplative et la vie active.

La lecture, la méditation et la prière symbolise la contemplation.


Le travail de la laine représente l’action, complément nécessaire de la pensée.
La voussure intérieure du porche droit est constituée des travaux des mois, classiquement en regard d’un zodiaque sculpté sur la voussure extérieure.

Le vigneron travaille dans ses vignes.

Le vannier ramène de l’osier sur son épaule.
Le plus intéressant est sans doute le porche central dont les voussures représentent d’une part la création du monde, et d’autre part la chute d’Adam et Eve et leur expulsion du Paradis.
En effet, « [Dieu] dit à l'homme: Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu n'en mangeras point ! Le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie. » (Genèse 3.17)
« Et l'Éternel Dieu le chassa du jardin d'Éden, pour qu'il cultivât la terre, d'où il avait été pris. » (Genèse 3.23)

Nous voyons bien Adam peiner sur sa bêche, tandis qu’Eve file la quenouille. Mais Dieu, sous les traits du Christ, ne les maudit pas.
Bien au contraire, il bénit le travail de l’homme et de la femme.
21:16 Publié dans Chartres | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
vendredi, 04 mai 2007
Une histoire de façade[s]
J’indiquais à la fin de cette note :
«Une autre tentative, peut-être, plus tard, après de profitables lectures érudites...»
Je suis actuellement en train de constituer une documentation succincte qui me permettra de proposer à mes hôtes des visites guidées sans trous de mémoire, erreurs ou embrouillaminis. A cette occasion, je me suis penché de nouveau sur la façade romane chartraine, et je pense que je suis en mesure de proposer des images plus sérieusement documentées.
Quand en 1006, Fulbert, l’un des plus grand érudits du temps, est nommé évêque de Chartres, son église-cathédrale n’a pas la dimension que requerrait la renommée du pèlerinage marial et l’accueil des nombreux pèlerins.
Aussi, quand en 1020, l’édifice est détruit par un incendie, le nouveau bâtiment, consacré en 1037, sera très imposant, puisque, tant en longueur qu’en largeur, sa taille est quasiment celle de la cathédrale actuelle.
Si l’église basse est toujours là (elle est aujourd’hui dénommée incorrectement « crypte »), nous ne savons en revanche que peu de choses sur la façade du XIe. Un clocher-porche est cependant une hypothèse probable, comme celui de l’abbaye de Saint-Benoît sur Loire, par exemple, ou encore, pour rester à Chartres, celui de l’église Saint-Père :

Près d’un siècle plus tard, en 1134, un important incendie détruit une partie de la cité. Profitant de l’espace ainsi libéré, et souhaitant offrir à leur église un porche plus moderne, digne de la renommée du sanctuaire et de son école, les chanoines et l’évêque du temps décide la construction d’une nouvelle façade, d’un style roman à son apogée, commencée par les étages inférieures des deux tours, continuée par le portail central (dit portail royal) et achevée en 1170 par l’admirable flèche de la tour Sud, la tour Nord restant quant à elle inachevée.

Peu de temps après, en 1194, un nouvel incendie détruit la cathédrale de Fulbert, couverte d’une charpente de bois, épargnant toutefois l’église basse et la façade (ainsi que la relique du voile de la Vierge, d’une façon si miraculeuse que l’on se demande si l’incendie était accidentel ou volontaire, tant la soif de modernité du tout récent style gothique étreignait le chapitre chartrain). La reconstruction commence immédiatement et sera menée tambour battant.
La décision de conserver la façade ayant été prise, il fallait cependant y apporter des modifications, d’une part pour l’adapter au goût de l’époque, et d’autre part en raison de la hauteur plus importante de la nef. Une rose (ornement gothique s’il en est), une galerie de rois et un fronton triangulaire ont donc été rajoutés au dessus du portail royal et un étage supplémentaire a été édifié sur la tour Nord pour rétablir un certain équilibre.

En 1506, les chanoines profitent de la destruction par la foudre du clocher de bois et de plomb de la tour Nord pour confier à l’architecte Jehan de Beauce la construction d’un nouveau clocher en pierre, dans un style de transition entre le gothique flamboyant et la Renaissance, « de la hauteur du clocher de pierre d’icelle église ou autre haulteur plus convenable et le plus honorable et sumptueux que faire se pourra. »

C’est à peu de choses près, et nonobstant la destruction du trumeau du portail central, la façade telle que l’on peut la voir aujourd’hui.
Viollet-le-Duc a affirmé, dit-on, que la Madeleine de Vézelay était le plus bel exemple d’harmonie entre les styles roman (la nef) et gothique (le chœur).
Cela est certes vrai, mais la façade de la cathédrale de Chartres n’est pas moins harmonieuse, quoiqu’encore plus composite.
07:05 Publié dans Architecture, Chartres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Bach, seul (à venir)



