Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« lun. 05 déc. - dim. 11 déc. | Page d'accueil | lun. 19 déc. - dim. 25 déc. »

dimanche, 18 décembre 2005

Evitez de manger de la perche si vous êtes émotif

Deux éléments m'incitaient à me préparer au pire. En premier lieu, nous n'avons pratiquement rien vu de correct au TNBA depuis deux ans ; en second lieu, Rêves d'après Kafka, spectacle déjà ancien de Philippe Adrien, est l'une des choses les plus calamiteuses que je n'ai jamais vue sur scène.
Mais nous avions quand même pris des places pour assister à Yvonne, princesse de Bourgogne de Witold Gombrowicz, mise en scène par Philippe Adrien, au TNBA, à cause de Gombrowicz, de la Bourgogne, du titre de la pièce, et parce que je crois que j'avais confondu, dans mon souvenir, Philippe Adrien et Claude Régy.
Et si cela ne fut pas extraordinaire, cela ne fut pas non plus catastrophique...
Mais, bon sang de bon soir, pourquoi toujours tant de hurlements, tic du théâtre actuel - en particulier cette fois le Roi et le Chambellan dans la scène de la préparation du meurtre par arête de perche. C'est un signe, à mon avis, du problème principal de la mise en scène, à savoir le pléonasme : ajouter du grotesque, par le jeu des acteurs, au grotesque présent dans le texte rend celui-ci ridicule, donc inopérant, alors qu'il devrait paraître grinçant et tragique.



16 décembre 2005 Yvonne, princesse de Bourgogne de Witold Gombrowicz, mise en scène de Philippe Adrien, au Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine (salle Jean Vauthier)

samedi, 17 décembre 2005

Abschied

J'ai sacrifié, bien sûr, à la tradition du pot de départ. Je dois avouer que je fus plus ému que je ne l'aurais pensé, et souhaité.
Je n'aurais pas dû, évidemment, en guise de conclusion à mon bref discours, lire les dernières lignes de Songe de Pierre-Jean Jouve, fétiche personnel trop puissant !
Pour sécher les larmes, le nectar des rives du Ciron et celui des coteaux de Pauillac suffiront certainement.