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mardi, 02 septembre 2008
Je suis énervé
Rentrée (ce matin)
C'est la rentrée des bagnoles (pas de l'Orne) et des automobilistes sûrs d'eux et dominateurs. Je suis de nouveau obligé de taper sur les carosseries pour me faire respecter (et çà me fait mal aux mains).
Papa (hier matin)
Je ne suis pas puriste, et je ne sursaute pas chaque fois que quelqu’un appelle son père « papa », même en public (et même si je ne le fait pas personnellement).
Mais j’ai été surpris quand le journaliste de France Musique, hier matin, a désigné ainsi le père de Tobias Richter.
J’ai en effet le plus grand mal à voir Karl Richter, incarnation pour moi de la raideur métronomique dans Bach, sous les traits d’un « papa » (et d'ailleurs il m'étonnerait fort que Tobias Richter use de ce vocable).
C'est la rentrée des bagnoles (pas de l'Orne) et des automobilistes sûrs d'eux et dominateurs. Je suis de nouveau obligé de taper sur les carosseries pour me faire respecter (et çà me fait mal aux mains).
Papa (hier matin)
Je ne suis pas puriste, et je ne sursaute pas chaque fois que quelqu’un appelle son père « papa », même en public (et même si je ne le fait pas personnellement).
Mais j’ai été surpris quand le journaliste de France Musique, hier matin, a désigné ainsi le père de Tobias Richter.
J’ai en effet le plus grand mal à voir Karl Richter, incarnation pour moi de la raideur métronomique dans Bach, sous les traits d’un « papa » (et d'ailleurs il m'étonnerait fort que Tobias Richter use de ce vocable).
13:05 Publié dans Brève | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bagnoles, papa, karl richter, raideur métronomique
lundi, 01 septembre 2008
jeudi, 01 septembre 1988
Le 1er septembre 1988, il a vingt ans jour pour jour, je commençai à travailler pour mon premier employeur, si l’on exclut les emplois d’été et le service national.
C’était à Marseille.
Depuis j’ai déménagé un grand nombre de fois, et j’en suis à mon quatrième emploi, chacun dans une ville et dans une région différente.
Quoique ayant passé toute mon enfance dans un gros village, j’ai fondamentalement une âme de citadin, et je me suis toujours rapidement acclimaté à toutes les villes dans lesquelles j’ai vécu (voire dans toutes les villes dans lesquelles j’ai séjourné un peu longuement), au point de me sentir, sans doute abusivement, aussi ancré dans l’histoire, la géographie et les habitudes locales que les natifs du crû.
Corollaire de cette acclimatation facile, j’ai quitté tous ces lieux sans regrets excessifs.
Marseille est cependant un cas particulier : j'ai mis une bonne année à m'y sentir bien, et je l'ai quittée non sans déchirements (je fuyais un patron hystérique et sa fille à marier).
Après treize ans d'absence, j'y suis retourné en juillet dernier (pour une seule journée, entre deux spectacles du festival d'Aix-en-Provence). Et bien, le charme puissant de la ville agit toujours sur moi ; son caractère de cochon, mais si attachant ; son site merveilleux, quoique tellement saccagé ; sa forte identité propre, et pourtant cosmopolite. Nonobstant toute nostalgie, et faisant même abstraction que ce fut pour moi le lieu de tant de premières fois, je suis toujours amoureux de Marseille.

La vieille Charité dans le quartier du Panier

La chapelle est due à Pierre Puget

Les églises souterraines de l'abbaye Saint-Victor
C’était à Marseille.
Depuis j’ai déménagé un grand nombre de fois, et j’en suis à mon quatrième emploi, chacun dans une ville et dans une région différente.
Quoique ayant passé toute mon enfance dans un gros village, j’ai fondamentalement une âme de citadin, et je me suis toujours rapidement acclimaté à toutes les villes dans lesquelles j’ai vécu (voire dans toutes les villes dans lesquelles j’ai séjourné un peu longuement), au point de me sentir, sans doute abusivement, aussi ancré dans l’histoire, la géographie et les habitudes locales que les natifs du crû.
Corollaire de cette acclimatation facile, j’ai quitté tous ces lieux sans regrets excessifs.
Marseille est cependant un cas particulier : j'ai mis une bonne année à m'y sentir bien, et je l'ai quittée non sans déchirements (je fuyais un patron hystérique et sa fille à marier).
Après treize ans d'absence, j'y suis retourné en juillet dernier (pour une seule journée, entre deux spectacles du festival d'Aix-en-Provence). Et bien, le charme puissant de la ville agit toujours sur moi ; son caractère de cochon, mais si attachant ; son site merveilleux, quoique tellement saccagé ; sa forte identité propre, et pourtant cosmopolite. Nonobstant toute nostalgie, et faisant même abstraction que ce fut pour moi le lieu de tant de premières fois, je suis toujours amoureux de Marseille.

La vieille Charité dans le quartier du Panier

La chapelle est due à Pierre Puget

Les églises souterraines de l'abbaye Saint-Victor
18:28 Publié dans Trop intime | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : marseille, vieille charité, pierre puget, travail, abbaye saint-victor
Bach, seul (à venir)



