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jeudi, 04 septembre 2008
Sombre fut la nuit
C’est probablement une image fantasmée et reconstruite a posteriori. J’ai pourtant un souvenir assez nette de promenades nocturnes à Strasbourg, lorsque j’y étais étudiant, au pied de la cathédrale, sans aucune illumination.
Le massif occidental était d’autant plus impressionnant et mystérieux qu’il était plongé dans l’obscurité (me semble-t-il), sa masse écrasante n’étant plus allégée par la dentelle de grès rose de la façade, invisible la nuit.
Pourtant, il serait étonnant qu’au début des années 80, la municipalité strasbourgeoise n’ait pas pourvu ce monument phare d’un éclairage destiné à le mettre en valeur (à tort à mon avis). Mais peut-être les projecteurs s’éteignaient-ils après une certaine heure, laissant aux passants noctambules (dont je fus) un moment pour la poésie et une rêverie médiévale (nonobstant les réverbères électriques).
Tout cela a bien évidemment disparu, puisque non seulement la cathédrale est éclairée en permanence, mais elle subit, comme tant d’autres désormais, les outrages d’un son et lumière bien envahissant.
Mais c’est justement un son et lumière qui m’a permis de retrouver à Chartres un peu de cette atmosphère sombre dans les alentours venteux de la cathédrale. En effet, à l’arrêt des illuminations de Chartres en lumières (vers une heure du matin), l’éclairage habituel ne réapparaissait pas (malheureusement, il y a été mis bon ordre depuis), laissant les tours – irréprochables ou non – dans l’obscurité.


Pour ajouter une touche musicale à l’atmosphère, un écho d'une répétition nocturne sur l’orgue chartrain, entendu depuis ma ci-devant fenêtre.
Le massif occidental était d’autant plus impressionnant et mystérieux qu’il était plongé dans l’obscurité (me semble-t-il), sa masse écrasante n’étant plus allégée par la dentelle de grès rose de la façade, invisible la nuit.
Pourtant, il serait étonnant qu’au début des années 80, la municipalité strasbourgeoise n’ait pas pourvu ce monument phare d’un éclairage destiné à le mettre en valeur (à tort à mon avis). Mais peut-être les projecteurs s’éteignaient-ils après une certaine heure, laissant aux passants noctambules (dont je fus) un moment pour la poésie et une rêverie médiévale (nonobstant les réverbères électriques).
Tout cela a bien évidemment disparu, puisque non seulement la cathédrale est éclairée en permanence, mais elle subit, comme tant d’autres désormais, les outrages d’un son et lumière bien envahissant.
Mais c’est justement un son et lumière qui m’a permis de retrouver à Chartres un peu de cette atmosphère sombre dans les alentours venteux de la cathédrale. En effet, à l’arrêt des illuminations de Chartres en lumières (vers une heure du matin), l’éclairage habituel ne réapparaissait pas (malheureusement, il y a été mis bon ordre depuis), laissant les tours – irréprochables ou non – dans l’obscurité.


Pour ajouter une touche musicale à l’atmosphère, un écho d'une répétition nocturne sur l’orgue chartrain, entendu depuis ma ci-devant fenêtre.
07:35 Publié dans Chartres, Les lumières de Chartres, Strasbourg | Lien permanent | Commentaires (3)
Bach, seul (à venir)



