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lundi, 02 avril 2007

Foules

Samedi soir, gare Montparnasse (en fait, il est dimanche matin). Nous rencontrons tout d’abord une foule de policiers et de CRS entre lesquels nous slalomons pour atteindre notre train (qui pour une fois n’est pas une vieille guimbarde). Nous croisons sur le quai une foule de supporteurs des Girondins, relativement calmes, ma foi. De toutes les façons, nous avons deux forts volumes du Journal de Travers dans le sac pour nous défendre éventuellement (un coup sur la tête d’un ouvrage de 800 pages doit laisser quelques traces).
En l'absence de cris frénétiques, nous pensons que leur équipe a perdu (a perdu quoi et contre qui, je n’en sais fichtre rien). Nous apprendrons ultérieurement que les Girondins ont en fait battu l'Olympique Lyonnais en finale de la coupe de la Ligue.
Bordeaux mériterait-elle sa réputation de ville sage, voire triste, au milieu d’un Sud-Ouest exubérant ?

Dimanche matin. Je suis réveillé par les chants, tout à fait médiocres (cette soupe vaticandeusesque est vraiment à des années lumières de la Johannes-Passion de Bach ), de la foule des marcheurs du pèlerinage étudiant de Chartres, inspiré par Charles Péguy, une plaque commémorative apposée sur un pilier du sanctuaire en témoigne. Si les deux à trois mille pèlerins suivent plusieurs itinéraires différents dans la plate Beauce, ou dans la vallée de l’Eure, ils se rassemblent avant d’arriver à la cathédrale et passent tous dans ma petite rue résonnante.


La foule des prêtres attend devant la porte